Embolisation portale : preuves et controverses
Les néoplasies hépatiques, primitives et secondaires, ont une incidence en constante augmentation. La résection chirurgicale est l’un des principaux traitements à intention curative. La complication la plus redoutée est l’insuffisance hépatocellulaire, à l’origine d’une importante morbi-mortalité postopératoire(1). Le principal facteur de risque de l’insuffisance hépatocellulaire posthépatectomie est la présence d’un volume du futur foie restant (FFR) trop faible, ne pouvant pas assurer une fonction suffisante(2).
L’embolisation portale, décrite pour la première fois en 1984 par l’équipe de Maakuchi, est une technique de radiologie interventionnelle dont le but est de prévenir la survenue de l’insuffisance hépatocellulaire posthépatectomie(3). Le rationnel de l’embolisation portale est d’occlure les branches portales de la portion de foie qui va être réséquée afin d’entraîner une redistribution du flux porte exclusivement vers le futur foie restant (FFR). Il en résulte une atrophie du parenchyme embolisé et une augmentation du volume et de la fonction du FFR.
L'objectif de cet article est de discuter de l'embolisation portale, de sa justification, des considérations techniques principales, des preuves disponibles et des complications. Les controverses et questions ouvertes actuelles seront également abordées.
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