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Gynécologie & Sénologie

Publié le  Lecture 13 mins

Cancer du col : turbulences sur la désescalade thérapeutique

Daniel  ROTTEN, Hôpital Delafontaine, Saint-Denis

Qu’il s’agisse du col, de l’endomètre ou des ovaires, le traitement chirurgical des cancers invasifs pelviens à un stade limité, c’est-à-dire n’ayant pas dépassé les organes génitaux internes, repose sur une hystérectomie totale avec annexectomie bilatérale. En fonction de la localisation, du stade ou du grade histologique, l’hystérectomie sera simple ou radicale, et l’exérèse élargie au vagin, à l’épiploon ou aux chaînes lymphatiques pelviennes ou lombo-aortiques.
Dans le sillage du courant less is more, on observe que la voie d’exérèse laparoscopique, réputée grevée d’une morbidité moindre, supplante progressivement la laparotomie. Cette tendance est confirmée par les différents registres administratifs qui répertorient les actes médicaux réalisés par les équipes médicales.
La légitimité de cette évolution mérite d’être évaluée : le bénéfice en termes de morbidité est-il réel ? L’efficacité carcinologique est-elle maintenue ? C’est ce qui a été fait dans plusieurs publications récentes. On verra ci-après que les résultats sont parfois inattendus.

Cancer du col Il est habituellement admis que voie laparoscopique et laparotomie ont la même efficacité carcinologique (taux de récidives, survie). Mais la qualité méthodologique des publications sur lesquelles sont basées ces conclusions est discutée, principalement du fait d’effectifs faibles et...

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